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Arts Vivants 11 questions à ... DÍRTZ Theatre


Basée à Argens-Minervois, la compagnie DÍRTZ Theatre est née en 2018 à l’initiative de Jolanda Löllmann et Charlie Denat, artistes naviguant aux frontières de la danse, du cirque et de la marionnette. Ils emploient des méthodes de création laissant une grande place à l’accident et au body storming. Ayant pour socle le langage corporel, leur travail est une invitation pour le spectateur à créer ensemble et le temps d’un spectacle des réalités imaginaires.


Jolanda et Charlie se prêtent ce mois-ci au jeu des 11 questions d’Arts Vivants 11.























Photo l’Espace Catastrophe


1. Trois mots pour vous décrire

Curieux, têtus, multiples


2. Trois mots qui définissent votre travail

Intuitif, interdisciplinaire, corporel


3. Si vous étiez un livre, un film ou un spectcale, qui seriez-vous ?

Ocean Mer de Allesandro Barrico


4. Un rituel avant l’ouverture des portes les soirs de spectacle ?

Jolanda : Une chanson de danse libre sur le plateau

Charlie : Inventer un nouveau rituel


5. Comment choisissez-vous les spectacles que vous mettez en scène ?

On ne choisit pas vraiment les spectacles. C’est plutôt le spectacle qui vient vers nous après des heures de recherche, que ce soit dans le studio ou l’atelier. Plus que construire un spectacle nous cherchons à révéler une œuvre, à être à son service.
Au début il peut y avoir un personnage ou une recherche corporelle. Notre point de départ n’est pas un propos intellectuel. La médecine asiatique dit que notre ventre est notre deuxième cerveau. Nous essayons d’écouter ce que ce « cerveau / ventre » a à dire et nous ne pouvons le traduire avec des mots.Sinon nous écririons des livres.


6. Comment le spectacle est-il entré dans votre vie ?

Jolanda : Silencieuse… sans savoir trop que ça serait possible. C’est pendant mes études que j’ai vu ASHES de la compagnie belge Ballet C de la B. Ce spectacle m’a touché profondément et m’a montré une danse contemporaine que je ne connaissais pas. Depuis mon intuition m’a beaucoup guidé vers des projets interdisciplinaire. Explorer le cirque, le théâtre et après la marionnette toujours avec le mouvement, la danse comme base.

Charlie : Comme j’étais trop grand pour continuer à jouer aux Playmobil j’ai fait du théâtre pour continuer à me raconter des histoires.


7. L’artiste/la compagnie avec lequel/laquelle vous voudriez passer une journée ?

Jolanda : Meg Stuart/Damaged Goods. Chaque fois que j’ai vu un spectacle d’elle, ça m’a touché dans dans un endroit que je ne peux pas expliquer en mots. Comme une forte vibration dans le corps. J’aimerai bien passer une journée avec elle pour parler de son processus de création.

Charlie : Oui Meg Stuart sans aucun doute. Ses propositions me déstabilisent juste assez pour que j’arrête de penser. Mais si on passe une journée ensemble j’aimerais qu’elle me fasse danser. Jim Jarmusch a également été une révélation. J’ imagine que nous avons le même rythme cardiaque.


8. Votre dernier coup de cœur spectacle ?

Le spectacle Vent débout de la compagnie Les fourmis dans la Lanterne. Un spectacle qui parle de la liberté de parole sans utiliser de paroles. Très sensible, très touchant et un bel exemple de comment la marionnette peut toucher un public de tous âges.


9. Un spectacle que vous avez vu mais que vous ne pouvez pas avouer ?

Nous n’avons jamais honte d’être curieux.


10. L’artiste que vous rêvez de faire jouer ?

La musicienne / comédienne Alexandra Lupidi que nous avons vue dans RicdinRicdon de Ilka Schönbein. Elle nous a impressionné par son énergie et sa façon de combiner la musique avec le jeu de comédienne.


11. Le spectacle vivant ça sert à quoi aujourd’hui ?

Jolanda : Dans cette époque de technologie avec des écrans partout et le désir de tout capter avec nos cameras, le spectacle vivant gagne encore en importance. Le spectacle est important pour nourrir notre imagination, mais le vivant , c’est encore plus important . Ce partage direct entre public et artiste qui existe uniquement pour le temps d’une spectacle impossible de capter et sauvegarder.

Charlie : Dans cette époque de rentabilité forcée, gardons à l’esprit que l’inutile est nécessaire. Le spectacle vivant ne sert peut être à rien mais ça fait partie de sa beauté.


Plus d’infos sur la compagnie DÍRTZ Theatre : https://www.dirtztheatre.com/


Nonna(s) don’t cry from Dírtztheatre on Vimeo.